Les ventouses marquent la peau, mais libèrent les tensions ! Les ventouses, aussi appelées cupping therapy, peuvent laisser des ronds rouges caractéristiques. Ces marques peuvent impressionner pourtant, elles ne sont ni dangereuses ni douloureuses. Elles sont simplement le signe d’un processus de décompression tissulaire bénéfique.
Dans cet article, nous vous expliquons pourquoi les ventouses laissent ces traces, ce qu’elles signifient, et surtout comment elles participent à relâcher les tensions et à améliorer la mobilité.

Les ventouses : outil ancestral remis au goût du jour
L’usage des ventouses, aussi appelé cupping therapy, remonte à plusieurs millénaires : on en retrouve la trace dans la médecine traditionnelle chinoise, mais aussi dans les cultures égyptienne et grecque.
Aujourd’hui, cette technique connaît un renouveau scientifique, notamment dans le domaine de la chiropraxie, de la physiothérapie et du sport de haut niveau.

Pourquoi les ventouses laissent-elles des marques ?
Lorsque la ventouse est appliquée, la pression négative attire le sang vers la surface de la peau, un peu comme un effet de succion. Cela provoque une vasodilatation locale (ouverture des petits vaisseaux) et une libération de sang stagné dans les tissus mous (Chi et al., 2016, PLoS ONE).
Le résultat visible : une coloration circulaire, variant du rose clair au rouge violacé selon la sensibilité du patient et la durée de la pose.

Des hématomes ?
Ces marques ne sont pas des hématomes au sens classique du terme puisqu’un hématome résulte d’une rupture de vaisseaux sanguins liée à un choc. Dans le cas des ventouses, il s’agit d’une extravasation contrôlée et superficielle liée à une congestion temporaire (Tham et al., 2020, Complementary Therapies in Medicine).
Elles disparaissent généralement en 3 à 7 jours, parfois un peu plus lentement si le métabolisme est lent ou si les tissus étaient très tendus.

Faut-il craindre les marques ?
Non, absolument pas. Les marques laissées par les ventouses sont sans danger, non douloureuses, et surtout temporaires. Elles ne sont pas le signe d’un traumatisme, mais d’une activation circulatoire bénéfique. Certaines traditions affirment même que plus la marque est foncée, plus cela indiquerait une stagnation ancienne.
La cupping therapy stimule localement le métabolisme, réduit la raideur musculaire et induit une réponse anti-inflammatoire légère (Ahmadi et al., 2018, Complementary Therapies in Medicine).
Si la peau est très sensible, le praticien peut ajuster la pression et la durée d’application pour limiter les marques, notamment sur les zones esthétiques.

En résumé
Les ventouses ne font pas mal et ne laissent que des marques superficielles temporaires. Ces traces témoignent simplement d’un effet physiologique naturel : une meilleure circulation, un relâchement profond et une décompression du tissu conjonctif. En chiropraxie, elles représentent un outil complémentaire précieux, capable d’améliorer la récupération, d’apaiser les tensions et de favoriser un mouvement plus libre et plus fluide.

- Rozenfeld, E., & Kalichman, L. (2016). New is the well-forgotten old: The use of dry cupping in musculoskeletal medicine. Journal of Bodywork and Movement Therapies, 20(1), 173–178.
- Chi, L. M. et al. (2016). The Effectiveness of Cupping Therapy on Pain and Disability in Patients with Neck and Shoulder Pain: A Randomized Controlled Trial. PLoS ONE.
- Tham, L. M. et al. (2020). Cupping therapy for musculoskeletal pain conditions: A systematic review and meta-analysis. Complementary Therapies in Medicine, 48.
- Cao, H., Li, X., & Liu, J. (2012). An Updated Review of the Efficacy of Cupping Therapy. PLoS ONE.
- Kim, J. et al. (2018). Effects of cupping therapy on muscle stiffness and pain in athletes. Journal of Back and Musculoskeletal Rehabilitation, 31(6), 1051–1057.
- Lowe, D. T. (2017). Cupping therapy: An analysis of the effects of suction on skin and deeper tissues. Journal of Traditional and Complementary Medicine, 7(1), 37–42.
- Ahmadi, A. et al. (2018). The effect of wet cupping therapy on inflammatory and immune system parameters: A systematic review. Complementary Therapies in Medicine, 40, 93–97.






