Favoris

L’activité physique est un antalgique naturel

L’activité physique est souvent perçue comme contre-indiquée lorsqu’on souffre de douleurs musculo-squelettiques. Pourtant, les données scientifiques montrent clairement que le mouvement régulier agit comme un véritable antalgique naturel, aussi bien dans les douleurs aiguës que chroniques.

Mais comment l’activité physique peut-elle diminuer la douleur ?

Douleur et inactivité : un cercle vicieux

Lorsque la douleur s’installe, il est fréquent de réduire ses activités par crainte d’aggraver la situation. Or, l’inactivité prolongée est associée à une augmentation de la sensibilité à la douleur, une diminution des capacités physiques et une majoration du risque de chronicité (Hartvigsen et al., The Lancet, 2018).

Ce phénomène s’explique en partie par des adaptations du système nerveux, qui devient plus sensible en l’absence de stimulations physiques régulières.

Les endorphines : antidouleurs du corps

L’un des mécanismes les plus connus lors de l’activité physique est la libération d’endorphines. Ces substances, produites naturellement par le cerveau, agissent sur les mêmes récepteurs que certains antalgiques opioïdes. Plusieurs études montrent que l’exercice modéré augmente les concentrations d’endorphines et réduit la perception de la douleur, un effet parfois appelé “analgésie induite par l’exercice” (Koltyn, Sports Medicine, 2000).

L’activité physique modifie le fonctionnement du système nerveux

L’activité physique agit directement sur le système nerveux central. Des recherches ont montré que l’exercice régulier contribue à normaliser le traitement de l’information douloureuse par le cerveau, en améliorant les mécanismes de modulation descendante de la douleur (Naugle et al., Journal of Pain, 2012). Cette capacité du système nerveux à se modifier est appelée plasticité neuronale.

Bouger pour reprogrammer la douleur

La plasticité neuronale signifie que le cerveau s’adapte en permanence à ce que nous faisons. En reprenant progressivement une activité physique, le cerveau apprend que le mouvement n’est pas dangereux, ce qui diminue l’intensité et la fréquence des messages douloureux (Moseley & Butler, Explain Pain).

C’est pourquoi l’activité physique est aujourd’hui considérée comme un traitement de première intention dans les douleurs chroniques, selon les recommandations internationales (OMS, HAS, NICE).

Conclusion

L’activité physique agit comme un antalgique naturel grâce à la libération d’endorphines, à l’amélioration de la modulation de la douleur et à la plasticité du système nerveux. Lorsqu’elle est adaptée et progressive, elle constitue l’un des moyens les plus efficaces et durables pour réduire la douleur et améliorer la qualité de vie.

D'autres articles

Les ventouses marquent la peau, mais libèrent les tensions

Les ventouses marquent la peau, mais libèrent les tensions ! Les ventouses, aussi appelées cupping therapy, peuvent laisser des ronds rouges caractéristiques. Dans cet article, nous vous expliquons pourquoi les ventouses laissent ces traces, ce qu’elles signifient, et surtout comment elles participent à relâcher les tensions et à améliorer la mobilité.

Lire la suite